VANTourer est une marque allemande de fourgons aménagés sur Fiat Ducato, née d’un groupement de concessionnaires, vendue en Belgique et en Suisse, mais dans aucune concession française. Son argument 2027 tient dans une seule pièce : une salle d’eau qui se transforme en vraie douche fermée, sur 6 mètres. Ici, pas de brochure recyclée. Ce que j’ai vu et manipulé au Caravan Salon de Düsseldorf, ce que les fiches techniques laissent dans l’ombre, et comment en acheter un quand tu habites en France.
Je ne connais personne chez VANTourer, et personne là-bas ne me connaît. C’est Michaël, de Zen Camper à Suarlée près de Namur, qui m’a soufflé le nom : je l’avais croisé pendant le Stylevan Tour, et il distribue la marque en Belgique. Sur le stand, cinq fourgons, tous millésime 2027. Je les ai tous ouverts, du 600 Ds d’entrée de gamme au 630 L GO! à plus de 70 000 €. Aucun partenariat, aucune invitation. Juste une marque dont personne ne parle chez nous et qui méritait qu’on soulève le capot. Enfin, surtout le rideau de douche.

Voir ma visite des cinq VANTourer au Caravan Salon de Düsseldorf
La Vario-Bad 2.0 manipulée en direct, la soute, la cuisine et le 600 Ds en vidéo
Acte 1 : VANTourer, la marque de fourgons inventée par des vendeurs
VANTourer appartient à EuroCaravaning, une société de Coblence créée par InterCaravaning, un groupement d’environ 45 concessionnaires indépendants installés en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas et en Suisse. Dit autrement : ce sont des marchands qui ont décidé de dessiner le fourgon qu’ils avaient envie de vendre.
Des concessionnaires qui dessinent leur propre fourgon
InterCaravaning naît en 1997, quand sept marchands de caravanes décident d’acheter ensemble pour peser face aux constructeurs. En 2013, le groupement crée EuroCaravaning pour faire produire des véhicules en série sous son propre nom, et la marque VANTourer arrive sur le marché en 2014.
Cette origine se sent jusque dans la conférence de presse. Steffen Gross, directeur d’EuroCaravaning, raconte que ses vendeurs lui ont demandé de retirer les cartons de déménagement exposés dans la soute l’an dernier : ils passaient leurs journées à les sortir pour montrer le lit. Le 600 Ds, l’entrée de gamme, existe parce que les clients réclamaient « un véhicule placé plus bas en prix ». Et la série GO!, tout équipée, a été pensée pour que le vendeur n’ait plus qu’une question à poser : quelle longueur ?
C’est la force du modèle et sa limite. Un fourgon dessiné par des gens qui écoutent des clients à longueur de journée répond très bien aux objections du showroom. Il ne répond pas forcément aux galères du troisième jour de pluie sur une aire du Finistère. La Vario-Bad, on va le voir, se trouve pile sur cette frontière.
Qui fabrique vraiment les fourgons VANTourer ?
EuroCaravaning conçoit et commercialise les VANTourer, mais ne les assemble pas elle-même. Selon plusieurs sources concordantes, mais non officielles, ils sortent d’une usine du groupe Knaus Tabbert en Hongrie, à raison d’environ 1 000 véhicules par an.
Ces sources sont au nombre de trois. L’encyclopédie Wikipédia en allemand, à la page d’InterCaravaning. Un observateur du secteur sur le blog allemand Mobile Abenteuer, qui précise la Hongrie. Et le jury britannique des Motorhome and Campervan Design Awards du Caravan Club, qui présente le 540 D comme un modèle « de chez Knaus ». EuroCaravaning, de son côté, ne le revendique nulle part dans ses catalogues 2027. Je le présente donc pour ce que c’est : une information solide, pas une information confirmée.
Être construit par un grand groupe, ce n’est ni un gage de qualité ni un défaut. C’est surtout rassurant côté pièces : le porteur Ducato, le chauffage Truma, le frigo Dometic et le WC Thetford se trouvent dans n’importe quel atelier d’Europe. Une charnière de meuble spécifique à VANTourer, en revanche, il faudra la commander. La vraie question n’est donc pas « qui fabrique ? », mais « qui répare près de chez moi ? ». On y revient plus bas.
2018, 2023, 2026 : l’histoire compliquée de VANTourer avec la France
À la date de publication de cet article, le site officiel de VANTourer liste 73 distributeurs en Europe, et aucun en France. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Début 2018, la marque traverse le Rhin avec quatre implantations, une dizaine de points de vente annoncés et des prix de 42 980 € à 51 270 €, selon camping-car.com. En octobre 2023, deuxième tentative par le réseau Idylcar, avec une dizaine de points de vente prévus pour 2024. En octobre 2026, la carte officielle ne montre plus rien de ce côté de la frontière. Les distributeurs francophones les plus proches sont en Belgique, avec Zen Camper à Suarlée, et en Suisse, avec Camperland à Bösingen, dans le canton de Fribourg.
Michaël me confirme qu’il vend déjà à des clients français, et qu’il assure lui-même le service après-vente pour le moment. La carte pourrait d’ailleurs bouger : selon lui, un collègue français et une autre personne s’intéressent à la distribution de la marque. Rien n’est signé, c’est en cours, et je mettrai cet article à jour dès que ce sera officiel. Ça te rappelle quelque chose ? C’est le même scénario que pour Atlantis, ce constructeur italien que la France ignore : un produit qui tient la route, et un réseau français qui ne suit pas.
Acte 2 : La douche, ce que presque tous les fourgons aménagés ratent
Sur 5,40 à 6,36 m, la douche d’un fourgon aménagé est presque toujours un compromis : une cabine où l’on se lave les coudes collés au corps, au-dessus de la cassette du WC. VANTourer répond avec la Vario-Bad, une salle d’eau qui emprunte l’espace du couloir le temps de la douche.
Fourgon aménagé avec douche : le placard humide, l’éternel compromis
Sur le papier, tous les fourgons de 6 mètres ont « une salle d’eau avec douche ». La brochure montre un pommeau chromé, un miroir éclairé et une serviette pliée. Personne ne photographie la suite : le rideau qui te colle aux jambes, le papier toilette à protéger, le bac à éponger avant que l’autre puisse passer. Résultat, beaucoup de propriétaires finissent par se doucher au camping et utilisent leur cabine comme placard à bottes.
Le seul moyen d’éviter la déception, c’est de te mettre debout dans la cabine pendant la visite, porte fermée, et de lever les bras comme si tu te lavais les cheveux. Si tes coudes touchent les parois, tu sais ce qui t’attend. Si tu veux comparer avec des véhicules plus grands, j’ai recensé ceux qui proposent une vraie grande salle d’eau.
Le Vario-Bad classique : le couloir devient douche (540 D et 600 L)
Sur le 540 D et le 600 L, la Vario-Bad classique fonctionne en deux temps. Au quotidien, c’est un cabinet de toilette latéral normal, avec porte, lavabo, WC à cassette Thetford et fenêtre. Un plateau posé dans le bac fait office de sol. Pour te doucher, tu retires ce plateau d’un geste, tu fais pivoter une paroi inclinée vers l’avant et tu tires un rideau autour de toi. Le bac de douche occupe alors une partie du couloir.
Le rideau est en tissu technique enduit, tenu par des baguettes en fibre de verre pour garder sa forme. Petit détail malin : le mitigeur se déroule, et par la fenêtre de la salle d’eau, il te sert aussi de douche extérieure. Ceux qui veulent moins de produits chimiques peuvent faire remplacer le WC à cassette par un WC à séparation Thetford, mais uniquement chez le distributeur, pas en usine.
Retiens bien ce point : sur ces deux modèles, le rideau est toujours là. Quand j’ai lancé dans ma vidéo « fini les rideaux », je parlais de la version 2.0. Mea culpa pour les propriétaires de 540 D qui m’auraient cru sur parole.
Le Vario-Bad 2.0 : une vraie pièce, avec des portes (600 D et 630 L)
La Vario-Bad 2.0, réservée au 600 D et au 630 L, remplace le rideau par des portes et transforme la salle d’eau en pièce fermée. Une porte coulissante sépare l’espace de vie, des portes de douche se déplient depuis un logement latéral et se verrouillent par aimants, et la cloison arrière peut se fermer seule pour isoler la chambre.
Steffen Gross annonce un an et demi de développement, plusieurs séries de prototypes et un brevet en cours de dépôt. La disponibilité est prévue pour décembre 2026 selon EuroCaravaning, et les autres implantations devraient suivre au salon de l’an prochain. C’est une promesse de constructeur, pas un engagement : je la note, je ne la garantis pas.
Concrètement, on retire deux plateaux du bac, on les range dans un compartiment prévu sous le lit, on fait pivoter la porte de la salle d’eau, on déplie les portes de douche, et le couloir devient une cabine fermée. Dans la vidéo, je résume la manœuvre en trois étapes et un petit clapet à défaire. Les portes sont fixes, elles se clipsent, et rien ne se mouille en dehors du bac.


Michaël m’a raconté une scène qui dit mieux que n’importe quelle fiche technique à quoi sert cette surface : une cliente en mobilité réduite est venue voir le fourgon, et son compagnon pouvait se placer à côté d’elle dans la douche pour l’aider. Dans une cabine classique de fourgon, c’est tout simplement impossible.
Mon avis après l’avoir manipulée : maligne, mais pas encore naturelle
La Vario-Bad 2.0 est l’une des réponses les plus intéressantes que j’aie vues au manque de place dans une salle d’eau de fourgon, et clairement un cran au-dessus des rideaux sur rail plastique qu’on croise ailleurs, mais elle demande une vraie gymnastique. Je l’ai manipulée sur le stand, et je ne vais pas te mentir : ce n’est pas intuitif. Peut-être qu’à la dixième douche, les gestes viennent tout seuls. À la première, on cherche le clapet.
La journaliste du magazine allemand Promobil, qui l’a testée, relève deux points. Pour une personne grande, le support de la douchette peut paraître bas. Et le rebord du bac demande de l’attention en sortant : elle a elle-même trébuché pendant sa démonstration filmée. Elle mesure 1,58 m, j’en mesure 1,67 : si tu dépasses 1,85 m, fais l’essai debout avant de signer.
Tes commentaires sous la vidéo ont soulevé les bonnes questions. Est-ce que toutes ces pièces mobiles vont durer ? Personne ne peut le dire aujourd’hui, puisque la 2.0 n’a pas encore roulé un seul hiver chez un client. Que fait l’autre pendant que l’un se douche ? Là, la 2.0 marque un point : la cloison arrière permet à l’un de rester dans la chambre pendant que l’autre utilise le couloir, sans se marcher dessus. Faut-il tout éponger après ? Les portes clipsées limitent les projections, mais un bac de cette taille reste à sécher, surtout en hiver.
Si tu te douches à bord tous les jours en itinérance, loin des campings, la Vario-Bad 2.0 justifie à elle seule de regarder un 600 D ou un 630 L. Si tu fréquentes surtout les campings, tu paieras une mécanique dont tu te serviras trois fois par an. Dans les deux cas, fais la manœuvre complète trois fois chez le distributeur avant de signer. Pas une. Trois.
Moins de gaz, plus de soute : la technique qui change l’usage du fourgon
Le vrai point fort technique des VANTourer n’est pas visible au premier coup d’œil : en passant au chauffage diesel et en sortant le réservoir d’eau sous le plancher, la marque a libéré de la place là où les autres fourgons stockent leurs bouteilles et leurs bidons. C’est moins spectaculaire qu’une douche qui se déplie. C’est plus utile au quotidien.
Le chauffage diesel de série : fini les bouteilles de 11 kg
Tous les VANTourer 2027, sauf le 600 Ds, sont équipés de série d’un Truma Combi D6, un chauffage diesel qui puise dans le réservoir du Ducato et produit aussi l’eau chaude. Le 600 Ds se contente du Combi D4, plus petit. Michaël le résume à sa façon : « en GO!, tu as déjà le Truma 6D ». C’est vrai, mais c’est aussi vrai sur les versions de base, contrairement à ce que laisse entendre la conférence de presse.
La conséquence pratique, c’est la soute. Le gaz ne sert plus qu’à la cuisson, avec une petite bouteille Campingaz R 907 de 2,75 kg logée dans un coffre dédié. Plus de bouteille de 11 kg à trimballer, plus de recherche d’un point d’échange compatible en Espagne ou en Italie. Tu fais le plein de chauffage en même temps que celui du moteur.
Le revers, c’est la petite bouteille elle-même. 2,75 kg pour cuisiner, ça s’épuise vite si tu fais mijoter tous les soirs. Prévois une recharge d’avance si tu pars longtemps. Pour comparer les solutions de chauffage et d’eau chaude, tout est détaillé dans mon guide autonomie eau, chauffage et gaz.
100 litres d’eau sous le plancher, mais 20 litres en roulant
Le réservoir d’eau propre de 100 litres est installé sous le véhicule, isolé, ce qui libère l’intérieur et abaisse le centre de gravité. Sur le papier, 100 litres, c’est de quoi tenir plusieurs jours sans faire le plein. Dans la réalité, une soupape de trop-plein limite le remplissage recommandé à 20 litres pendant la conduite.
Ce chiffre n’est pas un détail. La masse en ordre de marche annoncée par EuroCaravaning est calculée avec ces 20 litres. Si tu roules avec le plein, tu ajoutes 80 kg qui ne sont comptés nulle part dans la fiche technique. Retiens-le pour la section sur la charge utile, plus bas.
Pour l’hiver, nuance importante : le réservoir d’eau propre est annoncé isolé, pas chauffé. Le réservoir d’eaux usées de 85 litres, lui, existe en version isolée et ventilée par l’air chaud du chauffage, en option ou inclus dans la série GO!. Si tu comptes rouler par grand froid, pose la question précise au distributeur.
Quatre vélos à l’intérieur : la soute vue de près
La soute arrière des VANTourer est jusqu’à 40 % plus grande que sur la génération précédente, selon le constructeur, grâce à des caissons latéraux plus étroits. Sur le salon, j’ai mesuré l’information affichée sur le stand : 125 cm de hauteur maximale sous le lit relevé.
Le lit fixe se replie en partie grâce à une charnière à verrouillage, ce qui dégage de la hauteur pour un vélo debout. Steffen Gross affirme qu’on loge quatre vélos à l’intérieur, photo à l’appui. Le catalogue est plus prudent : « jusqu’à quatre vélos, selon la taille et l’implantation ». Un de tes abonnés a aussi relevé qu’on peut ranger les vélos sur le côté, ce que je n’ai pas montré dans la vidéo. Mea culpa numéro deux.
Deux détails m’ont plu. L’intérieur de la soute est entièrement habillé de tissu, là où beaucoup de fourgons laissent la tôle nue . Steffen Gross en a fait un argument de vente devant la presse, et pour une fois, je suis d’accord avec lui : c’est soigné. Et une prise pour douche extérieure peut être installée à l’arrière, côté passager, pour rincer le chien ou les vélos avant de les rentrer. Si tu voyages avec un chien, une niche peut même être installée sous le lit relevable optionnel.

La cuisine, le frigo et les détails que j’ai notés à bord
La cuisine dite « 4 zones » sépare le froid, la préparation, la cuisson et le rangement. L’élément le plus malin est le réfrigérateur à compresseur Dometic de 90 litres, à double ouverture : tu l’ouvres depuis l’intérieur ou depuis l’extérieur, porte latérale ouverte, sans quitter ta chaise de camping. Le réchaud deux feux et l’évier ont chacun un couvercle en verre qui rallonge le plan de travail.
À bord, j’ai noté des sommiers à lattes sans ressorts avec des housses lavables, ce que j’apprécie. Il y a du rangement partout. Par contre, côté prises, la dotation de série reste juste : une prise 230 V, deux 12 V et trois USB dans la cellule. D’autres constructeurs font mieux, et il faut prendre le pack Confort pour en ajouter. Quant à l’emplacement prévu pour la télé, il m’a laissé perplexe : trop haut depuis la banquette, à voir s’il pivote vers le lit.

Toute la gamme VANTourer 2027, du 540 D au 630 L
La gamme VANTourer 2027 compte cinq fourgons aménagés sur Fiat Ducato, tous homologués 4 places et 3 500 kg, de 5,41 m à 6,36 m. Quatre implantations existent en version de base ou en série spéciale GO!, plus un 600 Ds d’entrée de gamme.
| Modèle | Longueur | Lit arrière | Salle d’eau | Toit relevable | Prix Belgique |
|---|---|---|---|---|---|
| 540 D | 5,41 m | Transversal 194 x 140 | Vario-Bad classique | Option | 63 490 € / GO! 65 127 € |
| 600 D | 5,99 m | Transversal 194 x 140 | Vario-Bad 2.0 | Option | 67 590 € / GO! 69 127 € |
| 600 L | 5,99 m | Longitudinaux 180 et 200 x 95 | Vario-Bad classique | Option | 67 090 € / GO! 68 627 € |
| 630 L | 6,36 m | Longitudinaux 190 et 200 x 95 | Vario-Bad 2.0 | Impossible | 70 690 € / GO! 72 127 € |
| 600 Ds | 5,99 m | Transversal 194 x 140 | Cabinet latéral simple | Option | 55 890 € |
Prix de vente conseillés EuroCaravaning pour la Belgique, TVA 21 % comprise, moteur 140 ch (120 ch pour le 600 Ds), mise à jour du 1er août 2026, hors frais de transport. Largeur 2,05 m et hauteur 2,58 m pour tous les modèles sans toit relevable.
540 D : le citadin à 12,4 m de rayon de braquage
Le 540 D est le seul VANTourer à empattement court, et ça change la vie en ville : 12,4 m de rayon de braquage contre 14,2 m pour tous les autres. Sur un parking de supermarché ou dans un village du Lot, ces 1,80 m de différence décident si tu fais demi-tour en une ou en trois manœuvres. Pour tout ce qui touche au gabarit, mon guide conduite et gabarit va plus loin.
C’est aussi le préféré d’un abonné qui le connaît bien, et ses arguments tiennent la route : c’est à ses yeux le seul fourgon de 5,40 m qui combine une banquette qui s’élargit pour les trajets, une douche extensible, un lanterneau dans le toit relevable et des vélos rangés sur le côté dans la soute. La banquette coulissante fait partie du pack Confort, inclus dans la série GO!. Seul bémol : le moteur 180 ch n’est pas proposé sur ce modèle.
Fourgon aménagé 4 couchages avec toit relevable : le 540 D est le plus logique
Pour dormir à quatre dans un VANTourer, tu as deux solutions, et la moins chère n’est pas celle à laquelle on pense. La première, c’est le toit relevable. La seconde, c’est le lit relevable arrière avec un lit d’appoint glissé dessous, qui ne touche pas à la hauteur du véhicule.
Le toit relevable coûte 6 500 € en blanc ou 7 210 € en gris lave en Belgique. Il offre un couchage de 200 x 130 cm, un lanterneau, des liseuses, une échelle, une moustiquaire et une occultation. Sa coque est fabriquée en LFI, un procédé en moule fermé, plus rigide et mieux isolant que le polyester stratifié classique selon le constructeur. En contrepartie, il pèse 163 kg, il ajoute environ 20 cm de hauteur, il n’existe pas sur le 630 L, et il supprime le pré-câblage solaire. Ce dernier point mérite d’être souligné : avec le toit relevable, l’argument « il ne manque que le panneau, les câbles sont tirés » ne tient plus.
La solution alternative coûte 1 220 € pour le lit relevable arrière et 640 € pour le lit d’appoint qui se loge dessous, soit 1 860 € en Belgique. Le lit relevable se règle en continu en hauteur, ce qui permet de garder un vélo en dessous même quand il est installé. Le gabarit reste à 2,58 m, les parkings couverts restent accessibles.
Dans les deux cas, les quatre places sont ceinturées en trois points sur tous les modèles. Le 540 D reste le plus cohérent pour une famille de quatre : c’est le plus léger, donc celui qui encaisse le mieux le poids du toit, comme on va le voir.

600 D ou 600 L : lit en travers ou lits jumeaux
Le 600 D et le 600 L ont la même longueur de 5,99 m. Tout se joue sur le lit et la salle d’eau. Le 600 D a un lit transversal de 194 x 140 cm et la Vario-Bad 2.0. Le 600 L a deux lits longitudinaux de 180 et 200 cm, et la Vario-Bad classique à rideau.
Le lit transversal a un défaut connu dans tous les fourgons : la largeur intérieure limite sa longueur. Avec 194 cm, si tu mesures plus d’1,85 m, tu dormiras en biais ou les pieds contre la paroi. Les lits longitudinaux règlent ce problème, et on n’enjambe pas l’autre pour aller aux toilettes la nuit. Pour moi, c’est le choix le plus confortable pour un couple qui voyage longtemps, au prix d’une douche moins aboutie.
630 L : le plus grand, le plus chargé, le plus serré en charge utile
Le 630 L cumule les lits longitudinaux, la Vario-Bad 2.0 et 36 cm de longueur en plus. C’est le VANTourer le plus confortable à vivre. C’est aussi celui qui pose le plus de questions sur la balance : la section sur la charge utile, un peu plus bas, le concerne au premier chef. Pas de toit relevable possible sur ce modèle.
600 Ds : l’entrée de gamme, et ce qu’on enlève vraiment
Le 600 Ds reprend l’implantation du 600 D, à 55 890 € en Belgique. La qualité des meubles est la même, et la soute est aussi habillée de tissu. La liste de ce qu’on perd est en revanche plus longue que ce que suggère la plaquette.
Le moteur passe à 120 ch au lieu de 140. Le chauffage descend au Truma D4. La batterie cellule est une AGM de 80 Ah au lieu de 95. Le réfrigérateur fait 84 litres et s’ouvre à 180 degrés, mais plus des deux côtés. Le lanterneau du séjour passe de 70 x 50 à 40 x 40 cm. Et surtout, pas de Vario-Bad : un simple cabinet de toilette latéral, le genre de cabine que l’acte 2 vient de décrire. Dans ma vidéo, je le disais franchement : si tu cherches avant tout un prix, d’autres marques en offrent peut-être plus pour la même somme. Le comparatif plus bas te dira lesquelles.
Acte 3 : Le mythe du « tout inclus » chez VANTourer
La série GO! de VANTourer est une vraie bonne affaire, mais « tout inclus » ne veut pas dire « rien à ajouter ». En Belgique, elle coûte entre 1 437 et 1 637 € de plus que la version de base, selon le modèle, pour plus de 9 000 € d’équipements au prix catalogue. Le panneau solaire, la batterie lithium et la boîte automatique restent en option.
Ce que contient vraiment la série GO!
La série GO! regroupe le pack Confort, le pack Design, l’écran multimédia Fiat de 7 pouces compatible Apple CarPlay et Android Auto, la caméra de recul, les baies affleurantes Dometic Seitz S7P, le store et le réservoir d’eaux usées isolé. Le pack Confort contient à lui seul le pré-câblage solaire, l’occultation de la cabine, la porte moustiquaire, les fixations Isofix, la banquette coulissante, les prises supplémentaires et les jantes alliage de 16 pouces.
Steffen Gross présente un « avantage prix » de 7 495 € sur le tarif allemand. En Belgique, l’écart entre le prix catalogue des équipements achetés séparément et le prix GO! va de 7 528 à 7 728 €. Ce chiffre compare le GO! à un fourgon que personne n’achèterait option par option. La lecture qui compte pour toi est plus simple : la série GO! coûte environ 1 500 € de plus que la base, pour des équipements que tu aurais presque tous pris. Sur ce point, le discours commercial dit vrai.
Ce qui manque encore au GO!
Michaël le dit sans détour : « il ne manque que le panneau solaire, les câbles sont tirés ». Il faut ajouter à cette liste la batterie lithium, en option à 1 325 € à la place de l’AGM de 95 Ah, si tu comptes rester plusieurs jours sans branchement. La climatisation de cabine reste manuelle. Et la boîte automatique coûte 3 755 €. Pour dimensionner l’énergie selon ton usage réel, mon guide autonomie électrique fait le calcul avec toi.
Le 180 ch, ou l’option qui en cache une autre
Le moteur de 180 ch coûte 2 950 € en Belgique, mais il n’est vendu qu’avec la boîte automatique à huit rapports. L’addition réelle est donc de 6 705 €. Il n’existe pas sur le 540 D.
Même logique sur le 600 Ds : la boîte automatique n’y est proposée qu’avec le moteur 140 ch. Un 600 Ds automatique revient donc à 62 340 € en Belgique, soit 6 450 € de plus que le prix d’appel. À ce tarif, l’écart avec un 600 D GO! en boîte manuelle n’est plus que de 6 787 €, avec la Vario-Bad 2.0, le chauffage D6 et tout l’équipement GO! en plus.
Prix belges, prix allemands : ce que ça donne quand tu habites en France
Pour un acheteur français, un VANTourer neuf acheté en Belgique se paie hors taxes au distributeur, puis la TVA française de 20 % est acquittée en France au moment de l’immatriculation. C’est la règle européenne des moyens de transport neufs, détaillée dans mon article sur l’achat d’un camping-car à l’étranger.
| Modèle | Prix Belgique TTC (21 %) | Prix hors taxes | Avec TVA française (20 %) |
|---|---|---|---|
| 600 Ds | 55 890 € | 46 190 € | 55 428 € |
| 540 D GO! | 65 127 € | 53 824 € | 64 589 € |
| 600 D GO! | 69 127 € | 57 130 € | 68 556 € |
| 600 L GO! | 68 627 € | 56 717 € | 68 060 € |
| 630 L GO! | 72 127 € | 59 609 € | 71 531 € |
Calcul Le Petit Marcel à partir du tarif belge EuroCaravaning du 1er août 2026. Hors frais de transport (1 300 € HT selon le distributeur), hors carte grise française. Prix indicatifs : seul le bon de commande fait foi.
Le comparatif avec l’Allemagne réserve une surprise : hors taxes, les tarifs belges et allemands sont quasiment identiques, à moins de 110 € près sur chaque modèle. Aller chercher ton fourgon à Coblence ne te fera donc rien économiser. Acheter en Belgique te donne en revanche un interlocuteur francophone, à quelques heures de Lille ou de Reims, pour le service après-vente.
La charge utile, l’angle mort de la brochure VANTourer
La charge utile restante est le vrai point faible des VANTourer les plus équipés : sur un 630 L GO!, il reste environ 200 kg pour les bagages et l’eau une fois quatre personnes à bord, et beaucoup moins dans le pire cas de tolérance de fabrication. Pour comprendre d’où vient ce chiffre, il faut une définition.
La masse en ordre de marche, c’est le poids du fourgon tel qu’il sort d’usine avec son équipement de série, le réservoir de carburant rempli à 90 %, 20 litres d’eau, une bouteille de gaz pleine et un conducteur compté à 75 kg. La réglementation européenne autorise une tolérance de plus ou moins 5 % sur ce chiffre. Sur un véhicule de 3 tonnes, cela représente 150 kg d’incertitude, ce qui est énorme.
| Configuration | Masse annoncée | Reste à 4 personnes | Pire cas (+5 %) |
|---|---|---|---|
| 540 D GO! + toit relevable | 2 901 kg | 374 kg | 237 kg |
| 600 D GO! + toit + boîte auto | 3 091 kg | 184 kg | 39 kg |
| 630 L GO! | 3 073 kg | 202 kg | 48 kg |
Calcul Le Petit Marcel : 3 500 kg moins la masse en ordre de marche de la série GO! (tarif EuroCaravaning 2027), moins les options citées, moins trois passagers à 75 kg. Le pire cas applique la tolérance légale de +5 % sur la masse en ordre de marche. Avec 20 litres d’eau seulement : le plein de 100 litres retire encore 80 kg.
Lis bien la dernière ligne. Un 630 L GO! avec quatre personnes à bord, le plein d’eau et une masse réelle au plafond de la tolérance, ne peut plus rien emporter. Sur le papier, EuroCaravaning respecte la loi : la charge utile minimale imposée est garantie, et le constructeur limite les options à 98,4 kg sur ce modèle. Dans la vraie vie, ce sont les vélos, la vaisselle, les chaises et les courses qui font la différence.
La solution est simple et peu de gens la pratiquent : exige une pesée du véhicule à la livraison, avant de signer le procès-verbal. Si tu voyages à quatre, pars plutôt sur un 540 D, ou fais l’impasse sur une option lourde : le toit relevable seul pèse 163 kg. Le châssis Maxi proposé en option ne t’aidera pas, il reste limité à 3,5 tonnes et ajoute lui-même 50 kg. Bonne nouvelle quand même : tu restes au permis B sur toute la gamme.
Face à Pössl, Carado et Sunlight, où se situe vraiment VANTourer ?
VANTourer joue sur deux terrains à la fois : le 600 Ds se bat contre les fourgons d’entrée de gamme allemands à environ 55 000 €, tandis que la série GO! vient chercher le haut de gamme des fourgons Trigano, autour de 68 000 à 70 000 €. Sur aucun des deux terrains ce n’est le moins cher. Sur les deux, il a un argument que les autres n’ont pas.
| Fourgon aménagé | Prix d’appel | Marché | Chauffage de série |
|---|---|---|---|
| Carado CV600 | 49 499 € | Allemagne | Gaz |
| Pössl Summit 600 | 52 999 € | Allemagne | Gaz |
| Sunlight Cliff 600 Adventure | 54 799 € | Allemagne | Gaz (diesel en option) |
| VANTourer 600 Ds | 54 927 € | Allemagne | Diesel |
| Eura Mobil 595 HB | 58 400 € | France (millésime 2026) | Non vérifié |
| Mobilvetta Karis 6.3 | 67 990 € | France | Diesel |
| VANTourer 600 D GO! | 67 927 € | Allemagne | Diesel |
| Autostar V590LT Design Edition | 69 900 € | France | Non vérifié |
Prix d’appel TTC relevés en septembre et octobre 2026 : vanvergleich.de et Caravan-Wendt (Pössl), Caravan-Wendt (Sunlight), Carado, Fourgonlesite (Eura Mobil, Mobilvetta, Autostar), tarifs EuroCaravaning (VANTourer). Attention : les prix allemands incluent 19 % de TVA, les prix français 20 %, et les frais de livraison diffèrent. Le tableau donne des ordres de grandeur, pas un classement au centime.
600 Ds contre Pössl, Carado et Sunlight : le chauffage diesel fait la différence
Face aux fourgons d’entrée de gamme, le 600 Ds est plus cher que le Carado et le Pössl, au prix du Sunlight, mais c’est le seul de ce groupe à rouler au chauffage diesel de série. Chez Sunlight, le diesel est une option à 759 €. Chez Pössl et Carado, c’est le gaz. Si tu voyages l’hiver ou si tu en as marre de chercher des bouteilles, l’écart de prix se réduit très vite. Si tu ne pars qu’en été, il ne se justifie pas.
Pour situer ces marques dans le détail, j’ai consacré des articles à la gamme Pössl, aux nouveautés Carado 2027 et à un comparatif Corigon, Etrusco, Carado et Sunlight.
GO! contre le haut de gamme Trigano : moins d’équipement, plus d’astuces
Face au haut de gamme, le constat est plus nuancé. À mes yeux, VANTourer se place au-dessus de la majorité des fourgons des marques Trigano, à l’exception de leurs trois marques premium : Mobilvetta, Autostar et Eura Mobil. Et c’est là que le GO! rencontre un adversaire sérieux.
Le Mobilvetta Karis 6.3, annoncé à 67 990 € en France, arrive avec la boîte automatique, une batterie lithium de 100 Ah, un panneau solaire de 200 W et le chauffage diesel de série, selon Fourgonlesite. Pour un prix comparable, le 600 D GO! te laisse ces trois options à payer. Sur la fiche d’équipement, VANTourer perd.
Il reprend l’avantage sur l’usage : la Vario-Bad 2.0, la soute habillée qui avale les vélos, et la possibilité de dormir à quatre sur 5,40 m avec le 540 D. Michaël résume son choix de distributeur ainsi : un prix plus bas que les fourgons premium, avec une vraie qualité d’isolation et d’équipement. C’est exactement ça. Ni discount, ni luxe : du malin bien construit.
Reste un cousin que je n’ai pas pu chiffrer : le Knaus Boxstar, issu du groupe qui fabriquerait les VANTourer. Je n’ai pas trouvé de tarif 2027 fiable, je préfère ne rien inventer.
Acheter un VANTourer depuis la France, la Belgique ou la Suisse
Pour acheter un VANTourer quand tu habites en France, il faut passer par un distributeur étranger, le plus proche étant en Belgique : Zen Camper, à Suarlée, près de Namur. En Suisse, Camperland à Bösingen et Lexa Wohnmobile à Langenthal distribuent la marque. En Belgique néerlandophone, on trouve aussi Depolim à Lommel et M-Motorhomes à Tielt. La liste complète est sur la carte des distributeurs du site officiel VANTourer.
Délais de livraison : de trois semaines à neuf mois
Les délais dépendent entièrement de ce que tu acceptes de prendre. Selon Michaël, un fourgon déjà en stock est livrable en trois semaines. Un véhicule à configurer sur un châssis déjà en arrivage demande environ six mois. Une commande entièrement personnalisée, partie de zéro, prend huit à neuf mois.
Autrement dit, si tu veux la Vario-Bad 2.0 avec ta couleur, ta motorisation et ton toit relevable, vise l’été suivant ta commande, pas le printemps. Et si tu tombes sous le charme d’un modèle de stock, vérifie bien de quelle salle d’eau il est équipé : les fourgons produits avant décembre 2026 n’ont pas forcément la version 2.0.
Service après-vente : la vraie question quand on achète à l’étranger
Le SAV d’un VANTourer est assuré par le distributeur qui te l’a vendu. Chez Zen Camper, c’est Michaël lui-même qui s’en occupe pour le moment. EuroCaravaning accorde une garantie de 24 mois et une garantie d’étanchéité de 10 ans à partir du millésime 2027, mais demande que les réparations et les ajouts soient faits par un distributeur VANTourer agréé, sous peine de perdre la garantie.
Traduis ça en kilomètres. Pour une panne du Ducato, n’importe quel garage Fiat fera l’affaire. Pour une infiltration ou un meuble qui se décolle, il faudra remonter en Belgique, et depuis le sud de la France, c’est une longue journée de route à l’aller. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est un coût en temps et en carburant à intégrer dès le départ. Toutes les démarches administratives, TVA et carte grise comprises, sont détaillées dans mon article sur l’achat d’un camping-car à l’étranger.
Les cinq questions à poser avant de signer
Avant de verser un acompte, pose ces questions au distributeur, et fais-toi confirmer les réponses par écrit sur le bon de commande :
- Le véhicule sera-t-il pesé à la livraison, et que se passe-t-il si sa masse dépasse celle annoncée ?
- Quelle version de la Vario-Bad équipera exactement mon fourgon, et à quelle date de production ?
- Quelles sont les conditions de la garantie d’étanchéité de 10 ans, et faut-il un contrôle périodique chez vous ?
- Si je prends le toit relevable, comment installer un panneau solaire sans pré-câblage ?
- Quel est le délai réel, et qu’est-il prévu si la livraison glisse de plusieurs mois ?
Mon avis sur VANTourer : un fourgon malin, desservi par la carte
VANTourer fabrique des fourgons aménagés intelligents, honnêtement équipés et vendus à un prix cohérent, et son plus gros défaut n’a rien à voir avec le véhicule : c’est l’absence de distributeur en France. Dans un salon où chaque stand rivalise de nouveautés, ces cinq fourgons-là m’ont parlé parce qu’ils s’attaquent à un vrai problème du quotidien, pas à une case de brochure. Le reste du salon, je l’ai raconté dans mon bilan du Caravan Salon de Düsseldorf 2026.
Je recommanderais un VANTourer à un couple qui veut se doucher à bord sans transformer le couloir en champ de bataille, et qui en a fini avec les bouteilles de gaz. Je le déconseillerais à qui veut un SAV au coin de la rue. Et à qui compte charger un 630 L jusqu’au plafond avec toute la famille, je conseille surtout une balance.
Si c’est ton premier fourgon, lis aussi les sept pièges de débutant à éviter avant d’acheter : la moitié d’entre eux s’appliquent directement à ce que tu viens de lire. Et pour replacer VANTourer parmi tous les types de véhicules, mon guide pour choisir son camping-car, son fourgon ou son van reste la base.
Dernière chose. La Vario-Bad 2.0 n’a pas encore passé un hiver chez un client. Dans un an, on saura si elle tient ses promesses ou si les propriétaires ont fini par se doucher au camping, comme tout le monde. Si tu en achètes une, raconte-moi. Je mettrai cet article à jour avec ton retour, défauts compris.
VANTourer est une marque d’EuroCaravaning, une société de Coblence en Allemagne, filiale du groupement de concessionnaires InterCaravaning. Selon plusieurs sources non officielles, les fourgons sont assemblés dans une usine du groupe Knaus Tabbert en Hongrie, à environ 1 000 exemplaires par an. EuroCaravaning ne le confirme pas dans ses catalogues.
En octobre 2026, VANTourer n’a aucun distributeur en France. Les points de vente francophones les plus proches sont Zen Camper à Suarlée en Belgique, et Camperland à Bösingen en Suisse. Un acheteur français peut commander en Belgique : il paie le véhicule hors taxes, puis règle la TVA française au moment de l’immatriculation.
En Belgique, un VANTourer 2027 coûte de 55 890 € pour le 600 Ds à 72 127 € pour le 630 L en série GO!, TVA de 21 % comprise, hors frais de transport. En Allemagne, la gamme va de 54 927 € à 70 927 €. La série GO! coûte environ 1 500 € de plus que la version de base pour plus de 9 000 € d’équipements.
Le Vario-Bad 2.0 est une salle d’eau à brevet déposé qui transforme le couloir du fourgon en cabine de douche fermée grâce à une porte coulissante et des portes de douche dépliables. La cloison arrière peut aussi isoler la chambre. Il équipe uniquement les 600 D et 630 L, à partir de décembre 2026. Les 540 D et 600 L gardent la version classique à rideau.
Le 540 D est le plus adapté : c’est le plus léger de la gamme, donc celui qui garde le plus de charge utile avec quatre personnes. Deux solutions existent pour dormir à quatre : le toit relevable, à 6 500 € en Belgique, ou le lit relevable arrière avec un lit d’appoint dessous, à 1 860 €, qui ne change pas la hauteur du véhicule.
Aucun texte français ne traite explicitement du toit relevable. Déployé sur la voie publique, il peut être assimilé à du camping, et la règle dépend des arrêtés de chaque commune. Pour dormir l’esprit tranquille, réserve le toit relevable aux aires de services, aux campings et aux terrains privés où tu es autorisé à camper.
Le 600 Ds reprend l’implantation du 600 D, mais avec un moteur de 120 ch au lieu de 140, un chauffage Truma D4 au lieu du D6, une batterie de 80 Ah au lieu de 95, un réfrigérateur de 84 litres sans double ouverture, un lanterneau plus petit et un cabinet de toilette simple, sans Vario-Bad. Il coûte 55 890 € en Belgique.
Sur un 630 L GO! avec quatre personnes à bord, il reste environ 200 kg pour les bagages, et moins de 50 kg si la masse réelle atteint le plafond de la tolérance légale de 5 %. Le plein d’eau de 100 litres retire encore 80 kg. Demande une pesée à la livraison et privilégie le 540 D si tu voyages à quatre.
Selon le distributeur belge Zen Camper, un VANTourer en stock est livrable en trois semaines. Un véhicule configuré sur un châssis déjà en arrivage demande environ six mois, et une commande entièrement personnalisée huit à neuf mois.
Sources et méthodologie
Cet article s’appuie sur une visite des cinq VANTourer exposés au Caravan Salon de Düsseldorf en août 2026, sur la conférence de presse d’EuroCaravaning et sur les échanges avec Michaël, distributeur chez Zen Camper. Aucun lien commercial n’existe entre Le Petit Marcel et VANTourer ou ses distributeurs.
- Sources primaires : catalogue VANTourer 2027, listes de prix EuroCaravaning pour l’Allemagne et la Belgique (mise à jour du 1er août 2026), folders 600 Ds et GO!, conférence de presse EuroCaravaning au Caravan Salon 2026, site officiel VANTourer.
- Sources secondaires : Wikipédia allemand (InterCaravaning), camping-car.com (2018 et 2023), Promobil (essai de la Vario-Bad 2.0), Caravan Club (Design Awards 2026), vanvergleich.de, Caravan-Wendt, Carado et Fourgonlesite pour les prix des concurrents.
- Calculs Le Petit Marcel : prix hors taxes et équivalents TVA française, charge utile restante. Ils reposent sur les données constructeur et la tolérance légale de 5 %. Ce sont des estimations, pas des pesées.
- Information non confirmée : la fabrication par Knaus Tabbert en Hongrie n’est pas revendiquée par EuroCaravaning.
Article publié en octobre 2026, à partir des tarifs du millésime 2027. Il sera mis à jour à l’arrivée des premiers retours de propriétaires de la Vario-Bad 2.0.






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