Le marché camping-car France 2026 raconte deux histoires contradictoires selon la fenêtre par laquelle on le regarde : un mois de mai en chute de 21 %, mais un cumul depuis janvier en hausse de plus de 7 %. Ce n’est pas une erreur de calcul. C’est ce que disent, noir sur blanc, les relevés officiels UNI VDL du Ministère de l’Intérieur — les mêmes qui montrent que les vans ont désormais dépassé les camping-cars classiques en volume, que le Fiat Ducato ne pèse pas le poids qu’on lui prête partout, et qu’un mois de février a vu les immatriculations doubler pendant que le marché automobile français touchait un plancher historique.
À quelques semaines du Salon du Bourget 2026 et de ses 60 ans, voici, sourcés un par un, sans arrondir les angles qui dérangent. Et sur le coup, le groupe Rapido camping-car…

Marché camping-car France 2026 : un mois qui recule, une année qui grandit
Un chiffre seul ne raconte jamais toute l’histoire d’un marché. Celui-ci en est la meilleure preuve.
Ce que dit le seul mois de mai
En mai 2026, 2 393 camping-cars neufs (vans compris) ont été immatriculés en France, contre 3 044 en mai 2025 — un recul de 21,4 %. Sur les camping-cars classiques seuls, la baisse est de 15,5 % (1 147 contre 1 357) ; sur les vans, elle grimpe à 26,1 % (1 246 contre 1 687). Pris isolément, ce chiffre dessine un marché en net repli. C’est d’ailleurs celui qu’on retiendra si on ne lit que le titre d’un communiqué de presse sectoriel publié fin mai.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data — relevé mai 2026.
Ce que dit le cumul depuis janvier
Sauf que le même mois de mai, regardé sur le cumul de l’année civile, change complètement de sens. Depuis janvier 2026, 13 661 camping-cars neufs (vans compris) ont été immatriculés en France, contre 12 677 sur la même période 2025 — soit une progression de 7,8 %. Le camping-car classique progresse de 6,4 %, le van de 9,0 %. Le marché camping-car France 2026 n’est donc pas « en baisse » : un seul mois l’est, dans un cumul qui reste largement positif.
Cette hausse en volume précède d’ailleurs une autre réalité, celle du prix. Le marché progresse en nombre de véhicules vendus, mais à quel coût pour l’acheteur ? Je détaille l’évolution des tarifs par segment (fourgon, profilé, intégral) et son impact réel sur le budget des ménages dans mon analyse dédiée sur l’évolution des prix du camping-car 2020-2025 — les deux lectures, volume et prix, se complètent.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data — cumul année civile à mai 2026.
Une rentrée 2025 qui avait pourtant mal commencé
Le plus intéressant, c’est que ce résultat positif n’était pas acquis d’avance. À fin octobre 2025, soit deux mois après le début de la saison 2025/2026, le cumul saisonnier affichait un repli de 16,5 % par rapport à la même période l’année précédente — une entame franchement mauvaise. Le marché a donc dû combler un retard à deux chiffres entre novembre et mai pour finir la période quasiment à l’équilibre (-0,17 % sur le cumul saison à fin mai). Ce redressement n’est pas anecdotique : c’est le vrai fil rouge de cette saison 2025/2026, largement plus intéressant que n’importe quel chiffre isolé.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data — relevés octobre 2025 et mai 2026, cumul saison.
La France dans le classement européen : plus petite qu’on ne le pense
Le camping-car français aime se penser comme un marché de référence. Les chiffres européens remettent les proportions à leur place.
L’Allemagne, toujours largement devant
Sur les douze derniers mois glissants (juin 2025 à mai 2026), la France a immatriculé 27 314 camping-cars et vans neufs. Sur la seule année 2025, l’Allemagne en a immatriculé 75 368 (Reisemobile, hors caravanes) selon le bilan annuel du CIVD (Caravaning Industrie Verband Deutschland), présenté lors de sa conférence de presse du 19 janvier 2026 — soit encore une légère progression malgré un marché global des véhicules de loisirs en recul de 2,3 % outre-Rhin. Le marché allemand du camping-car neuf pèse donc à lui seul l’équivalent de presque trois fois le marché français, un rapport de force qui n’a rien de nouveau mais qui mérite d’être reposé avant un salon parisien.
Autre divergence notable : l’occasion. En France, le cumul année civile des camping-cars d’occasion recule de 3,8 % sur la même période. En Allemagne, il bat un record — 192 239 transferts de véhicules de loisirs d’occasion en 2025 (+2,7 %), dont 111 034 camping-cars (+4,1 %). Les deux plus gros marchés européens n’évoluent donc pas au même rythme sur ce segment.
Sources : UNI VDL (données France) — CIVD, bilan presse 19/01/2026 (données Allemagne).
Où se situent l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni
Sur ce point, la prudence s’impose : je n’ai pas trouvé de chiffres officiels aussi précis que ceux de la France et de l’Allemagne pour ces marchés. Les analyses sectorielles disponibles (relayées notamment par des agrégateurs de données comme Statista) situent historiquement l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni comme le trio de tête européen, avec l’Espagne et l’Italie affichant des taux de croissance plus élevés ces dernières années — mais depuis un niveau de départ nettement plus bas. Je préfère le signaler ainsi plutôt que d’avancer des volumes que je ne peux pas confirmer.

Ce que ça dit sur la marge de progression française
Ton propre article sur l’évolution des prix du camping-car citait déjà un total européen de 215 000 véhicules de loisirs neufs immatriculés en 2025 (source CIVD/Caravanpro), avec une France pesant environ 15 % du marché continental, et l’Allemagne et la France cumulées dépassant 50 % à elles deux. Ces chiffres, indépendamment établis, recoupent bien les miens — un signal de cohérence qui vaut d’être signalé. Concrètement : la France reste un marché secondaire face à l’Allemagne, ce qui laisse, en théorie, une marge de rattrapage qu’aucun autre grand marché européen ne peut revendiquer à la même échelle.
Source : Le Petit Marcel, « Évolution prix camping-car 2020-2025 », citant CIVD/Caravanpro.
La bascule que personne n’annonce : les vans dépassent les camping-cars classiques
Pendant que tout le monde commente les chiffres du mois, un basculement structurel s’est installé sans faire de bruit.
Les chiffres qui le prouvent en France
Sur le cumul de l’année civile 2026, 7 490 vans neufs ont été immatriculés en France contre 6 171 camping-cars classiques (profilés, capucines, intégraux) — les vans représentent désormais 55 % du total « camping-cars neufs incl. vans », contre 45 % pour le format traditionnel. Ce n’est pas un accident ponctuel : le même rapport de force se retrouve sur le cumul saison (10 881 vans contre 8 851 CC classiques) et sur le cumul 12 mois glissants (15 026 contre 12 288). Le van n’est plus la variante compacte du camping-car. Statistiquement, en France, c’est lui qui domine désormais le marché du neuf.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data.
L’Europe a basculé encore plus vite
Ce mouvement n’est pas propre à la France, et il y est même moins marqué qu’ailleurs. Des analyses sectorielles agrégeant les chiffres européens (Statista, Mordor Intelligence, relayées par la presse spécialisée) situent la part des fourgons et vans aménagés à 56 % du marché européen dès 2024, contre une position de niche encore quelques années plus tôt. Ce chiffre provient de sources secondaires que je n’ai pas pu recouper avec une donnée officielle ECF de première main — à prendre comme un ordre de grandeur, pas comme une statistique gravée dans le marbre. Mais la direction est cohérente avec ce qu’on observe en France : le van a cessé d’être un marché de niche partout en Europe.
Source : agrégation sectorielle (Statista / Mordor Intelligence), citée par la presse spécialisée — donnée secondaire, non confirmée par une source primaire ECF.
Pourquoi ce n’est pas un accident
Le van coche des cases que le camping-car classique ne coche pas aussi bien : gabarit plus urbain, stationnement moins contraignant, budget d’entrée plus bas, et un usage qui parle davantage à des acheteurs plus jeunes ou en quête d’un premier véhicule de loisirs. Rien de tout ça n’est nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est que ce discours marketing, répété depuis des années par les constructeurs, se retrouve désormais confirmé au niveau où ça compte vraiment : celui de l’immatriculation officielle, pas celui du communiqué de presse.
Le palmarès des marques ment si vous le lisez au premier degré
Un classement de ventes n’est pas un classement de qualité — la mise en garde habituelle reste valable. Mais lu correctement, ce palmarès raconte surtout la mécanique des groupes, souvent plus révélatrice que le nom de la marque affiché sur la calandre.
Groupe par groupe : qui gagne, qui recule, qui stagne
Sur le cumul 12 mois glissants, le Groupe Trigano reste largement en tête avec 10 481 immatriculations et 38,4 % de part de marché (il regroupe entre autres Adria, Autostar, Benimar, Challenger, Chausson, Notin, Panama, Font Vendôme). Le Groupe Rapido suit avec 4 904 immatriculations (18,0 %), porté par Rapido, Campérêve, Dreamer, Itineo, Westfalia et Stylevan — et surtout par une dynamique de croissance forte : +32,2 % sur le seul cumul année civile 2026. Le Groupe Hymer (Erwin Hymer Group) totalise 4 488 immatriculations (16,4 %) avec Bürstner, Dethleffs, Etrusco, Hymer, Laïka et LMC dans son giron — en progression de 3,4 % sur l’année civile malgré un mois de mai en net repli (-25,3 %), ce qui illustre bien le piège de lire un seul mois isolément. Le Groupe Pilote (Pilote, Bavaria, Hanroad, Levoyageur) pèse 3 754 immatriculations (13,7 %), en hausse de 15,6 % sur l’année civile. Le Groupe Knaus Tabbert, très minoritaire sur le marché français avec 301 immatriculations (1,1 %), progresse tout de même de 11,4 %. Voici le palmarès marques camping-car complet, groupe par groupe.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data, feuille « CC NEUFS (CONSTRUCTEURS) ».
| Groupe | Marques principales | Cumul 12 mois | Part de marché | Évol. année civile |
|---|---|---|---|---|
| Trigano | Adria, Autostar, Benimar, Challenger, Chausson, Notin, Panama | 10 481 | 38,4 % | +7,5 % |
| Rapido | Rapido, Campérêve, Dreamer, Itineo, Westfalia, Stylevan | 4 904 | 18,0 % | +32,2 % |
| Hymer (EHG) | Bürstner, Dethleffs, Etrusco, Hymer, Laïka, LMC | 4 488 | 16,4 % | +3,4 % |
| Pilote | Pilote, Bavaria, Hanroad, Levoyageur | 3 754 | 13,7 % | +15,6 % |
| Indépendants et autres | Carthago, Concorde et marques hors groupe | 3 319 | 12,1 % | — |
| Knaus Tabbert | Knaus, Morelo, Weinsberg | 301 | 1,1 % | +11,4 % |
| Hobby | Hobby | 67 | 0,3 % | +178,6 % |
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data. Évolutions calculées sur le cumul année civile 2026 vs 2025.
Les pépites du classement
Au-delà des gros volumes, certaines progressions individuelles sautent aux yeux. Panama (Groupe Trigano) grimpe de 69,7 % sur le cumul 12 mois (387 contre 228 unités) — une dynamique que Marcel a pu constater de visu à la convention Benimar/Panama à Tarragone. Westfalia (Groupe Rapido) progresse de 51,1 %. LMC (Groupe Hymer) bondit de 64 %, quoique depuis une base encore modeste (164 unités). Ces chiffres restent à relativiser : sur de petits volumes, une variation en pourcentage peut sembler spectaculaire pour quelques dizaines d’unités de différence. Ils n’en restent pas moins un signal à surveiller pour la suite de la saison.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data.


Le mythe du « Ducato à 80 % » face aux chiffres officiels
C’est le genre de chiffre qu’on lit partout sans jamais le vérifier. L’occasion de le faire, une bonne fois.
La part de marché Fiat Ducato en France : ce que disent les chiffres
La part de marché Fiat Ducato en France s’établit à 45,5 % sur le cumul 12 derniers mois — loin des 80 % souvent avancés. Le Fiat Ducato équipe 45,5 % des camping-cars neufs immatriculés en France (catégorie « camping-cars neufs incl. vans » telle que comptée officiellement). Loin, très loin derrière : Ford (18,0 %), Renault (10,5 %), Citroën (9,5 %), Peugeot (7,6 %), Volkswagen (4,6 %) et Mercedes (3,7 %). C’est une position de leader incontestable — mais ce n’est pas le chiffre qu’on trouve dans la plupart des articles et communiqués sur le sujet.
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data, feuille « CC NEUFS (CHÂSSIS) ».
Pourquoi l’écart avec le chiffre qu’on lit partout
La communication de Stellantis et de nombreux relais presse évoquent régulièrement « trois camping-cars sur quatre » voire « plus de 80 % en France » construits sur base Ducato. Cette affirmation n’est en réalité vérifiable dans aucune donnée officielle chiffrée que j’ai pu trouver — elle circule sans source primaire précise. La donnée officielle du Ministère de l’Intérieur, elle, donne 45,5 %.
D’où vient l’écart ? Voici mon hypothèse, et je la présente comme telle, pas comme un fait établi : la catégorie officielle « camping-cars neufs » telle que comptabilisée par le Ministère regroupe à la fois les camping-cars classiques (profilés, capucines, intégraux) — où le Ducato est effectivement archi-dominant — et les vans, où Ford, Citroën, Renault et Volkswagen sont beaucoup plus présents (Transit, Jumpy, Trafic, Transporter). En additionnant les deux catégories dans une même statistique, la part réelle du Ducato est mécaniquement diluée. Autrement dit, le « 80 % » souvent cité concernerait plutôt le seul segment camping-car traditionnel, quand le « 45,5 % » officiel mesure l’ensemble camping-cars + vans. Je ne peux pas confirmer ce découpage avec les données disponibles ici — ce serait la question à poser directement à UNI VDL ou AAA Data pour trancher définitivement.
Analyse Le Petit Marcel, à partir des données UNI VDL — hypothèse non confirmée par une source tierce. ».
| Châssis | Cumul 12 mois | Part de marché |
|---|---|---|
| Fiat | 12 441 | 45,5 % |
| Ford | 4 905 | 18,0 % |
| Renault | 2 879 | 10,5 % |
| Citroën | 2 600 | 9,5 % |
| Peugeot | 2 084 | 7,6 % |
| Volkswagen | 1 270 | 4,6 % |
| Mercedes | 1 000 | 3,7 % |
| Autres (Iveco, MAN, Opel, Scania…) | 135 | 0,6 % |
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data — catégorie « camping-cars neufs incl. vans », cumul 12 mois glissants.
| Châssis | Cumul 12 mois | Part de marché |
|---|---|---|
| Fiat | 12 441 | 45,5 % |
| Ford | 4 905 | 18,0 % |
| Renault | 2 879 | 10,5 % |
| Citroën | 2 600 | 9,5 % |
| Peugeot | 2 084 | 7,6 % |
| Volkswagen | 1 270 | 4,6 % |
| Mercedes | 1 000 | 3,7 % |
| Autres (Iveco, MAN, Opel, Scania…) | 135 | 0,6 % |
Source : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data — catégorie « camping-cars neufs incl. vans », cumul 12 mois glissants.
Mercedes se multiplie dans les catalogues, pas dans les immatriculations
De plus en plus de marques misent sur le Mercedes Sprinter pour habiller leurs modèles les plus haut de gamme. Eura Mobil a réintégré ce châssis à son catalogue en 2025 et le pérennise cette année sur ses intégraux Integra Line GT et ses profilés Profila Freestyle, vendus à partir de 109 400 €. Hymer va plus loin encore : 11 de ses 15 gammes de camping-cars sont désormais disponibles sur base Sprinter, au point que la marque se présente elle-même comme la spécialiste du châssis à l’étoile. Le mouvement dépasse ces deux exemples : le panorama sectoriel 2026 constate que « les nouveautés se multiplient sur Mercedes Sprinter et VW Crafter » chez la plupart des grands constructeurs.
Sauf que cette montée en gamme du catalogue ne se retrouve pas dans les chiffres d’immatriculation. Mercedes reste le châssis le moins représenté du classement officiel français, avec 3,7 % de part de marché — derrière Volkswagen, largement derrière Ford et Renault. L’offre s’élargit d’année en année ; la demande, elle, reste marginale. Une explication plausible, que je n’ai pas de donnée pour confirmer précisément : le ticket d’entrée. Un intégral sur base Sprinter démarre généralement là où un modèle équivalent sur Ducato finit — un premium assumé qui limite mécaniquement les volumes, quelle que soit la qualité de l’offre.
Sources : Camping-car Magazine (« Eura Mobil 2026 »), Esprit Camping-Car (panorama nouveautés 2026), Campingcarlesite (« Hymer ML-T 580 ») — UNI VDL / Ministère de l’Intérieur pour les données d’immatriculation françaises.
Février 2026 : pendant que l’auto s’effondre, le camping-car explose
Un contraste qui mérite d’être posé sur la table, chiffres à l’appui des deux côtés.
En février 2026, les immatriculations de camping-cars neufs classiques ont bondi de 103,2 % par rapport à février 2025 (4 078 contre 2 007 unités) ; les vans neufs progressent de 106,2 % sur la même base (2 371 contre 1 150). Au même moment, le marché automobile français dans son ensemble s’effondrait : 120 764 voitures particulières neuves immatriculées en février 2026, soit un recul de 14,7 % par rapport à février 2025 — un niveau qualifié de « trou noir » par la presse spécialisée du secteur, plus bas historique pour un mois de février hors crise des semi-conducteurs.
Sources : UNI VDL / Ministère de l’Intérieur, traité par AAA Data (données camping-car) — Journal de l’Automobile et FIEV, analyses du marché automobile français, février 2026 (données marché auto global).
Un signal parallèle mérite d’être mentionné, sans en tirer une conclusion hâtive : sur le même mois, les immatriculations de véhicules utilitaires légers (VUL) Fiat en France ont bondi de 66,6 %, quand la plupart des autres marques reculaient sur ce segment. Le Ducato étant le châssis dominant du camping-car, la coïncidence est troublante — mais je n’ai trouvé aucune preuve d’un lien direct entre ces immatriculations VUL (une catégorie d’homologation différente) et le pic des châssis camping-car du même mois. Je le mentionne comme piste, pas comme explication.
Source : Journal de l’Automobile, « Les 10 points marquants du marché automobile en février 2026 », 2 mars 2026.
Côté réglementaire, le barème du malus écologique s’est durci au 1er janvier 2026 (seuil de déclenchement CO2 abaissé de 113 à 108 g/km, seuil du malus au poids abaissé de 1 600 à 1 500 kg). Certaines sources évoquent une évolution complémentaire du barème au 1er mars 2026, sans que je puisse confirmer précisément la nature de ce second ajustement ni son application aux camping-cars. Je ne peux donc pas établir de lien de cause à effet certain entre cette réforme fiscale et le pic de février. Ce que je peux affirmer : le contraste entre les deux marchés, lui, est confirmé par deux sources indépendantes.
Source : L’Argus et sources spécialisées, barème malus écologique 2026 — nuance de date non confirmée entre sources.
Permis B à 4,25 tonnes : la réforme que tout le monde annonce sans s’accorder sur une date

La directive (UE) 2025/2205, publiée au Journal officiel de l’Union européenne le 5 novembre 2025, prévoit d’autoriser la conduite de camping-cars jusqu’à 4 250 kg avec un simple permis B, sous conditions (ancienneté du permis, formation complémentaire). Sur le principe, c’est acté au niveau européen. Sur l’application en France, en revanche, rien n’est encore transposé au moment de la rédaction de cet article (situation vérifiée début août 2026) : la limite reste fixée à 3 500 kg pour un camping-car diesel classique conduit avec un permis B standard.
Ce qui frappe surtout, c’est le manque de consensus sur le calendrier. Selon les sources consultées, la transposition française est évoquée pour 2026, 2027, 2028 ou 2029 — un écart de trois ans qui en dit long sur le flou réel entourant cette réforme, malgré les nombreux articles qui l’annoncent comme imminente. Tant que les textes français ne sont pas publiés, la seule certitude est celle-ci : en 2026, la limite du permis B pour un camping-car reste 3 500 kg, point final.
Sources : directive (UE) 2025/2205, publiée le 5 novembre 2025 — presse spécialisée camping-car et automobile, dates de transposition contradictoires selon les sources, situation vérifiée début août 2026.
Ce que ça change pour vous avant le Salon du Bourget 2026
Au-delà des courbes et des pourcentages, voici ce que le marché camping-car France 2026 signifie concrètement si vous préparez une visite au Salon du Bourget (26 septembre au 4 octobre 2026, 60ᵉ édition) ou un achat dans les mois qui viennent.
Le marché reste dynamique en volume malgré un mois de mai décevant : ce n’est pas le moment de céder à un discours alarmiste sur « la fin du camping-car ». Le van continue de gagner du terrain sur le format traditionnel — si vous hésitez entre les deux, c’est un argument de plus pour comparer sérieusement les deux univers avant de trancher, au-delà de la seule question du budget d’entrée. Le châssis Ducato reste ultra-dominant sur le segment camping-car classique, mais l’offre s’est diversifiée sur les vans (Ford, Citroën, Renault, Volkswagen) — un point à vérifier concrètement selon le modèle qui vous intéresse, notamment pour la disponibilité du réseau d’entretien près de chez vous. Sur le plan réglementaire, ne planifiez pas votre achat en misant sur le permis B à 4,25 tonnes dès 2026 ou 2027 : aucune date n’est confirmée, et la prudence recommande de raisonner avec la réglementation actuelle (3 500 kg) tant que les textes français ne sont pas publiés.
FAQ — Marché du camping-car en France 2026
Non, pas sur l’ensemble de l’année. Le marché camping-car France 2026 recule de 21,4 % sur le seul mois de mai, mais progresse de 7,8 % sur le cumul de l’année civile depuis janvier, selon les données officielles UNI VDL.
Oui. Sur le cumul année civile 2026, 7 490 vans neufs ont été immatriculés contre 6 171 camping-cars classiques, soit 55 % contre 45 % du total (source UNI VDL).
45,5 % sur le cumul 12 mois glissants, selon UNI VDL, catégorie camping-cars et vans confondus. C’est loin du « 80 % » souvent cité sans source précise, un écart probablement lié au fait que cette statistique officielle inclut les vans, où le Ducato est moins présent.
Le Groupe Trigano reste largement en tête avec 38,4 % de part de marché (cumul 12 mois), devant le Groupe Rapido (18,0 %) et le Groupe Hymer (16,4 %), selon UNI VDL.
Les immatriculations de camping-cars neufs ont progressé de plus de 100 % en février 2026 pendant que le marché automobile français reculait de 14,7 % sur la même période. La cause exacte de ce pic n’est pas confirmée avec certitude à ce jour.
Non. La directive européenne existe depuis novembre 2025, mais elle n’est pas encore transposée en droit français. La limite reste fixée à 3 500 kg pour un camping-car diesel classique conduit avec un permis B standard.
Non, le marché camping-car France 2026 reste secondaire face à l’Allemagne, qui immatricule environ trois fois plus de camping-cars neufs que la France chaque année, et pèse, avec la France, plus de la moitié du marché européen à elles deux.
Le Salon des Véhicules de Loisirs de Paris-Le Bourget se tient du 26 septembre au 4 octobre 2026, pour sa 60ᵉ édition.





4 réponses
Beau et grand travail de synthèse Marcel dit le Petit !
Qualité du travail bien supérieur à celui de fades journaux ( professionnels soi disant) .
J’en reviens toujours à mon axiome :
Le plus difficile n’est pas de choisir et définir son V.D.L. ;
Le plus difficile est de définir son programme !
Grand merci pour ce super compliment Réginald 🙏
Très belle articles , merci.
Merci 🙏